DJAN
Folk arménien . Perse
DJAN est un mot partagé entre l’arménien, le turc et le farsi. Il signifie « cher », « mon amour » — une marque de tendresse adressée à l’autre. C’est de là que part le projet : non pas d’une reconstitution, ni d’une revendication d’appartenance, mais d’une relation.
Trois musiciens, trois histoires différentes avec ces répertoires — l’une les porte de l’intérieur depuis l’enfance, l’autre les a reçus par la culture familiale, le troisième les a choisis par amour. Ensemble, ils explorent ce que ces chants arméniens, séfarades et persans ont à dire aujourd’hui, tant comme un patrimoine à préserver que comme une matière vivante capable de porter de l’émotion, de la grâce, du lien. DJAN est fondé en 2025 par Chouchane Djergaian, Guillaume Garnier de Barros et Avi Mizrahi.
Le trio est composé d’une chanteuse (également claviériste, synthétiseur Minilog), d’un guitariste classique arrangé (avec effets électro-acoustiques) et d’un bassiste fretless (également joueur de daf/erbane, percussion du Levant). Il explore les chants folkloriques et sacrés dans une écriture résolument contemporaine avec arrangements originaux.
Les enjeux artistiques de DJAN reposent sur une hybridation assumée entre instruments acoustiques et électriques, entre modes traditionnels (makam & modes arméniens) et textures contemporaines. Portée par une voix lyrique de soprano, la musique se déploie dans des paysages sonores méditerranéens, folk, ou expérimentaux, mêlant nappes de synthétiseurs, guitare classique traitée et le groove soyeux de la basse fretless, instrument central dans le dialogue avec les traditions modales ottomanes.